Mariage

Choisir son conjoint : les critères qui comptent vraiment

L'islam veut des couples stables. C'est pourquoi il encourage à choisir la personne avec qui l'on a le plus de chances de bien vivre toute une vie. L'apparence compte, mais elle ne doit être ni le premier ni le seul critère.

D'abord la religion, vécue au quotidien

« La femme est épousée pour quatre choses : sa fortune, son lignage, sa beauté et sa religion. Choisis celle qui a la religion, tu réussiras » (al-Bukhârî, n° 5090 ; Muslim, n° 1466). Le même conseil vaut pour les femmes : « Si vient à vous celui dont la religion et le caractère vous satisfont, mariez-le » (at-Tirmidhî, n° 1084).

Il ne s'agit pas d'une piété de façade. Il s'agit d'une foi présente dans la vie de tous les jours : la prière, les valeurs, la manière de traiter les autres.

Ensuite le caractère et les affinités

Le hadith cite la religion et le caractère ensemble. Une personne pieuse mais dure au quotidien rend la vie commune difficile. Cherchez aussi des affinités de tempérament : deux caractères très opposés auront plus de mal à s'accorder.

Les savants conseillent également d'éviter les écarts trop grands d'âge, de culture ou de mode de vie. Ce n'est pas une interdiction, c'est une question de chances de réussite.

L'apparence a sa place

L'islam autorise et même encourage à se voir avant de s'engager. Le Prophète ﷺ a dit à un compagnon qui voulait se marier : « Va la voir, cela favorisera l'entente entre vous » (at-Tirmidhî, n° 1087). Être attiré par la personne qu'on épouse est légitime. Simplement, ce critère vient après les autres.

Aucun conjoint n'est parfait

La vie n'est pas un conte. Après le mariage, on découvrira toujours un défaut. Le Prophète ﷺ a donné la méthode : « Qu'un croyant ne déteste pas une croyante : si un trait de caractère lui déplaît, un autre le satisfera » (Muslim, n° 1469). Regarder l'ensemble des qualités plutôt qu'un seul défaut protège le couple.

Enfin, l'avis des parents et du wali compte. Leur expérience permet de repérer ce que les sentiments cachent parfois. Mais selon l'avis retenu par l'imam Mâlik, un refus du wali ne peut se fonder que sur la religion et le caractère du prétendant ; un refus abusif peut être porté devant une autorité compétente.

À retenir

  1. La religion et le caractère passent avant tout le reste.
  2. Les affinités et l'apparence comptent, dans cet ordre.
  3. Chercher la perfection mène à la déception ; chercher l'équilibre mène à la paix.

Références

  1. Sahîh al-Bukhârî, n° 5090 ; Sahîh Muslim, n° 1466 (les quatre raisons du choix).
  2. Sunan at-Tirmidhî, n° 1084 (la religion et le caractère) et n° 1087 (se voir avant le mariage).
  3. Sahîh Muslim, n° 1469 (ne pas réduire l'autre à un défaut).
  4. Synthèse inspirée de l'article « Les critères pour choisir son conjoint », La maison de l'islam (maison-islam.com).
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